Locataires
Par kiwi le mardi, avril 26 2005, 00:35 - Films - Lien permanent

Je viens de voir avec ma chérie, ce film Coréen de Kim Ki-duk, j'en suis ressortit émerveillé par la qualité de l'histoire et la prestation des acteurs.
Faut dire que le jeu fait 98% du film, car les dialogues sont pas épais alors, on peux facilement aller le voir en version originale.L'histoire est assez simple, un gars nommé Tae-suk colle des pub sur les portes des maison et des appartements reviens plus tard. Si le prospectus est toujours là, alors l'endroit est libre et il y a habite comme un bon locataire... fais la lessive, le ménage... bref.
Un jour il rentre dans une belle maison et.... y découvre plusieurs jours plus tard une femme qui est battue par son mari...
Les acteurs jouent avec une telle qualité et surtout la musique lanciante, un peu comme du Oum Kalsoum "coréen"... superbe....

Commentaires
ça se prête ?
Heu que veux tu que je te prête ?
Le screener DivX bien sur
Bon, d'accord, je plaisante.
Merci a "Marre de la TV" pour son trackback et la jolie image
il existe un cd de la BO ?
Cher Kay, je ne sais pas mais je chercherais pour la trouver... Ca doit bien exister quand même...
Kim Ki-duk a écrit ce poème à propos de son film : « Nous sommes tous des maisons vides, attendant ardemment que quelqu'un vienne ouvrir la porte et nous libère... Et un beau jour, un homme, comme un fantôme, apparaît et ouvre la porte pour m'emmener avec lui. Aujourd'hui, je fais confiance à cet homme pour le suivre sans réserve, vers un destin nouveau »...
Voilà de quoi nous mettre merveilleusement sur la voie, indiquant très bien la personnalité de ce metteur en scène sud-coréen. Un artiste la recherche de lui-même et de l’autre, plutôt angoissé au sein d’une société monocorde. Son travail cinématographique ressemble à sa personnalité, en perpétuelle recherche des sens, pas totalement aboutie. Sûr que Kim Ki-duk possède quelque chose dans le ventre et dans la tête, comme une tornade qui ne demande qu’à exploser à la face du monde. Une tornade avec ses forces et ses faiblesses…
« Locataires », un scénario très original avec cet homme qui change de maison comme d’autres changent de chemises. Il s’introduit, profite de l’espace tout en le nourrissant. Un échange étrange de bons procédés. Coté face, un violeur d’espace, côté pile, une aide gratuite à domicile.
La question qui se pose rapidement est de savoir qui est cet homme. Le réalisateur suggère des réponses diverses sans vraiment se dévoiler. Qui est cet homme ? Est-ce un homme ? Est-ce un symbole ? On pense à un ange, à un fantôme. Dans son poème à propos du film, Kim Ki-duk suggère plutôt un fantôme, alors suivons-le sur cette voie. La structure du récit frôle le surréalisme ou le fantastique, sans jamais y entrer totalement. Le réalisateur cherche à jouer sur les deux possibilités : Un fantôme et/ou un homme. Un personnage extrêmement intéressant donc, puisqu’à multiples facettes qui induit le récit dans une structure entre le réalisme et le fantastique.
Le metteur en scène cherche à surprendre en frôlant l’exercice de style. Les deux personnages principaux vont vivre leur rencontre dans un silence absolu. Pas un seul dialogue entre eux deux, tout étant suggéré uniquement par l’image. Par ce biais, le réalisateur s’invite dans la cour des grands avec de l’inédit, de l’image qui parle et des silences explicites !
Kim Ki-duk utilise énormément la métaphore visuelle, parfois trop, s’embourbant ci et là dans des symboliques brumeuses, qu’il a du mal à contrôler, et qui peuvent induire des interprétations diverses, peut-être loin de ce que le réalisateur aurait voulu suggérer. Par exemple, ce club de golf, qui peut être interprété comme symbole de la bourgeoisie nauséabonde, et qui d’ailleurs finira par tuer. Peut-être que oui, peut-être que non. Impossible d’accréditer complètement cette thèse au regard du film. Une façon de procéder qui me fait penser à un certain cinéma de Greenaway ou de Fellini, parfois devenu illisible, parce que le metteur en scène en a trop dit ou pas assez, dans une utilisation des symboles à outrance.
Et puis, Kim Ki-duk se fait piéger à son propre jeu avec un récit qui semble clairement critiquer une société fade, conformiste, sans surprise, consumériste. Alors pourquoi l’épouse battue reste-t-elle chez elle et ne s’enfuit pas avec son amour fantôme ? Pourquoi si ce n’est pour le réconfort matérialiste ? L’homme fantôme, à la fin du récit, semble lui aussi jouir des bienfaits du monde matérialiste et superficiel alors qu’il en incarne le symbole dénonciateur ??? Pas très clair tout ça, comme si le metteur en scène avait fini par complètement s’embourber dans ses propres ficelles. Un metteur en scène qui ne fait toujours dans la dentelle non plus, avec le mari, crapule, lourdement caricatural, sans aucune humanité, invitant facilement le spectateur à s’unir au couple silencieux. Un peu grossier comme procédé manichéen, avec lequel le cinéma asiatique ne s’associe que très rarement.
Pour résumer, beaucoup de très bon et un peu de moins bon, pour un cinéaste en recherche et en devenir, avec une très grosse personnalité surdouée et intéressante, mais qui doit s’affiner.
Bonjour, je suis tombée sur cette page en cherchant des informations sur la bande originale de ce magnifique film.
Je voulais juste savoir si quelqu'un avait réussi à l'obtenir...
Merci par avance pour votre réponse...
La bande originale de Locataire est faite par Natacha Altas, il y a un site que j'ai trouvé http://natachaatlas.net/ qui parle d'elle et ses albums. Après pour trouver la BO... je pense qu'il va falloir écumer les maisons de disques
Sincèrement : Merci beaucoup...
De rien :p
Bonjour, moi aussi je cherche la musique de ce film magnifique, ce décalage entre l'ondulation orientale et le silence asiatique, quel calme, quelle finesse et intelligence, cela fait du bien de voir un film si bon. Mais pour en revenir à la musique, il faudrait arriver à connaitre les morceaux, je n'ai pas réussi à trouver quoi que ce soit sur le site de Natacha Atlas. Merci pour les infos